Luang Prabang, Vang Vieng, Vientiane, Si Phan Don, Kep, Kampot, Bangkok… Lille

Sabaidee!

Après le Vietnam et ses mésaventures, je dois vous dire que le Laos nous a paru particulièrement plat, comme ça arrive à beaucoup de gens. Fini les grandes aventures, nous avons juste pris le temps de suivre l’axe des grosses villes et ce fut un bref séjour dans ce nouveau pays. Nous avons commencé par Luang Prabang ou nous avons retrouvé de nouveaux amis rencontrés, au Vietnam d’abord, à Phong Nha, puis par le plus grand des hasards à Sa Pa puis encore par hasard à Dien Bien Phu et enfin encore fortuitement à Luang Prabang. On s’est dit que, quitte à se recroiser sans cesse, on allait faire un ptit bout de chemin ensemble. Cette première ville Lao a été d’un calme reposant ultime et surtout nécessaire! Les gens n’essayaient pas trop de communiquer avec nous mais ils nous souriaient et c’était déjà beau.

On a été très surpris en découvrant ces histoires de scam de motorbikes où l’agence de location te fait signer un contrat (on a vu ça nulle part ailleurs en Asie) en plus de garder ton passeport et où tu te le fais mystérieusement voler 10 minutes après, et parfois carrément dans ta guesthouse quand ils insistent pour savoir ou tu crèches. Malgré parfois une ou deux alarmes, personne n’entend et ne voit jamais rien et à en juger les forums, dans cette ville, c’est une grande habitude. L’agence de location te réclame ensuite $2000 puisque tu as signé ton contrat, soit deux fois le prix du scoot’ et si tu refuses les agences de bus sont mises au courant que tu ne dois pas quitter la ville, les tuk tuks et les taxis de même et puis tu n’as de toute façon plus de passeport… Pour certaines personnes qui ont témoigné, cette histoire s’est terminée derrière les barreaux pour un paquet d’heures! Ils sont complètement dingues.


Alors le jour où l’on a voulu aller voir les cascades de Quang Si en scooter et que le mec s’est ramené avec son fameux contrat, on a décliné, il a sourit, il est parti sans piper mot!
 Nous avons choisi l’option tuk tuk et malgré le monde qu’il y avait, ces cascades font partie des plus belles que j’ai pu voir avec leurs bassins d’eaux bleues turquoises.
 Luang prabang est touristique mais les activités y sont un peu limitées. 
Nous avons traversé un vieux pont en bambou que les Laos démontent et remontent chaque année après la saison des pluies et nous sommes arrivés de l’autre côté, dans un village certes mais rempli de belles villas et de gros 4x4, les Laos étaient un peu surpris de nous voir là mais fidèles à ce qu’ils sont, toujours très agréables.

Nous avons ensuite pris la route vers Vang Vieng : La capitale des touristes qui viennent pour se mettre bien! La ville est mignonne et super agréable à vivre mais surpeuplée de jeunes américains, australiens et autres qui viennent pour faire la fête. La weed, les champotes et l’opium ont leur propre carte dans les bars, les Happys Menus. Malgré les panneaux de prévention pour le respect de la population, ça se balade en bikini en plein centre ville alors que partout en Asie les locaux se baignent habillés!

La ville propose une activité plutôt chouette mais qui, j’imagine, s’est adaptée à la clientèle avec le temps. Le concept est de louer une grosse bouée pour une journée, le tuk tuk te dépose en haut de la rivière et tu la descends tranquilou jusqu’en ville. Il y a des bars sur les rives tout le long de ce trajet avec des jeux : pétanque (les locaux adorent jouer aux boules), panier de basket qui te balance de l’eau, billard…. Les gars t’incitent à aller dans leur bar en te hélant et en te balançant une bouteille accrochée à un fil pour te tirer vers la rive. Je réalise que c’est au final pour eux un jeu de pêche aux canard grandeur nature, les touristes étant les canards bien sur. Nous avons démarré vers 12h, tout le monde était dans le premier bar en train de picoler comme des trous. Ambiance Spring break. Quand on a pris nos bouées, ils ont été très surpris : “bah attendez-nous vous allez être tout seul, on fait la descente tous en même temps non?” Bof. L’ambiance grégaire très peu pour nous. Au final ce n’est pas une descente et tu passes 1 heure et demi à ramer avec les bras au milieu de paysages magnifiques!


Le reste du temps, ces mêmes jeunes passent leurs journées allongés sur des coussins à regarder Friends en boucle. Chaque jour, dans quasiment chaque resto, les saisons passent et repassent depuis je ne sais combien d’années. Les serveuses Lao connaissent les épisodes mieux que nous. 

La première guesthouse dans laquelle nous nous installons nous fait le coup de l’inondation dès notre arrivée. Un rideau de pluie a assailli la ville et il y’a un problème de toiture. Nous sommes au 2ème étage mais jusqu’au 5ème il y a 4cm d’eau partout, avec nos sacs dedans. Ordinateurs et fringues, tout a pris… Nous trouvons donc une toute petite guest cool et vide, tenue par un français en bord de rivière, c’est parfait. 
Nous rencontrons un Anglais qui possède un bar en centre ville et qui organise chaque semaine une Jungle Party un peu à l’extérieur de la ville. Ca permet à Aurel de mixer un peu et avec 150 personnes à l’arrivée, c’est plutôt une belle réussite juste avant de quitter Vang Vieng.

Vientiane est probablement la capitale la plus plate que j’ai jamais vu, dans tous les sens du terme, à l’image de tout le Laos.
Pas de gros building, pas réellement de centre ville, et au final pas vraiment de vie. Nous n’y restons donc que très peu de temps, juste le temps de voir le Pha That Luang, monument tout en or censé contenir un cheveux de Buddha, “l’Arc de triomphe” Lao, mémorial de la guerre et le Buddha park rempli de statues de Buddha et personnages mythologiques. A l’entrée se trouve une grosse boule surmontée d’un arbre, et dans cette boule, trois étages correspondants à la descente vers l’enfer, le monde tel qu’ont le connait et la montée vers le paradis. Complètement fou ce parc! On a l’impression qu’un savant fou a voulu réunir plein d’univers différents et des anges côtoient des monstres à têtes de serpents sans que personne ne sourcille. En plus du marché, c’est tout ce que nous ferons ici et nous prenons la direction de Si Phan Don, l’extrême-sud, les 4000 îles.

Évidemment, nous avons surement loupé énormément de choses et pas vu les plus beaux coins mais le temps et l’argent nous pressaient fortement et nous voulions vraiment, avant de rentrer, passer encore un peu de temps au Cambodge et en Thaïlande qui sont restés nos gros coup de cœur.
 Je reviendrais pour Savannakhet, la plaine des jars, et la jungle de l’extrême-nord.

Le coin des 4000 îles est un coin très joli lui aussi. Dès la sortie du bus, je décide de visiter les environs et de faire le tour de notre île à pied. Au final ça se fait vite. Un vieil homme me chope par le bras pour me lire mon avenir: 2013 et 2014 années pourries, 2015 good good! On communique difficilement par la parole mais avec des gestes ça devient très clair! 2017 mariage, 2021 baby! Ahah j’attends de voir!
 Je lui dis que si ça m’arrive en 2021 je reviendrais lui montrer!
 Les îles sont très belles on peut notamment y faire du canoë mais Aurel vient de se blesser et peut à peine bouger. Ces derniers jours au Laos seront donc synonymes de repos extrême! Et ce n’est pas plus mal. On reste quelques jours dans notre cabane en bord de rivière le temps qu’il puisse se remettre, on profite des magnifiques couchers de soleil et nous décidons de partir directement pour Kep et Kampot, pour les adieux les plus difficiles…

Ces quelques jours aux Cambodge nous ont fait un bien fou et nous avons le cœur lourd de vous quitter, vous qui restez la-bas.. Ceux de Kep : Joe et Akira, Pouan’, Miguel, Bebe, Tristan et Amandine, Kaina, Holy, Greg, Dan… Ceux de Kampot : Seb et Christelle, notre chère Ming, Sina, Erwan, Fanch et ceux que l’on va recroiser en France on l’espère, avant qu’ils repartent dans leur refuge Khmer, Guillaume, Hugo…

On vous aime, merci d’avoir participé à cette belle aventure avec nous!

La fin de celle-ci se passe à Bangkok, merci à Stan de nous avoir généreusement accueilli dans son chez-lui pour ces derniers moments et merci de nous avoir fait découvrir la scène punk locale, riche en couleurs, le Mad Dog et sa population chevelue, Beer Street et l’AMP Saloon qui nous laissent de beaux souvenirs gravés dans la peau!

Et puis Co, Otto, Boom, Victor, Julie, Marie, Lima, LD, Vanessa et Kyrian, Aurélie, Thomas, Jane, Mickael, Laurent, Alex…
Tout ceux qui ont ponctué notre voyage, tout ceux que j’oublie… Pardon si j’en oublie…

Kop khun kah
Or koon chran
Cam on
Khop chai lai lai
Merci de nous avoir suivi!

Ce matin, je cherche des yeux les tuk tuks et les motodops qui nous hèlent et qui parfois nous poursuivent dans la rue,
Les morning markets où tu trouves de tout,
Les big Buddhas allongés, assis, debouts,
Les cris des geckos la nuit, planqués dans les toitures, et des singes qui guettent la bouffe,
Les pirogues, les ponts en bambou où il manque des lattes,
Les temples d’or au coin de la rue, les odeurs d’encens enivrantes,
Mais y a plus…
Pas de doute j’suis bel et bien de retour… :)

(Mais comment on va faire pour se déplacer sans les motodops?!)

 — with Noreal Aurelien in Lille, France


Hue, Phong Nha, Hanoi, Ha Long, Sa Pa

Nous voila enfin sortis du Vietnam! 
Apres Hué et son patrimoine impérial, et où on a failli perdre la moto pour la 58ème fois à cause de garagistes véreux, nous avons continué notre bonhomme de chemin vers les magnifiques montagnes de Phong Nha. 
Cet arrêt fut aussi beau que difficile à encaisser. Ou nous avait pourtant prévenus, plus tu montes, plus les Viets se foutent de ta gueule. On s’était dit qu’ils étaient tellement adorables dans le sud que ça ne devait pas être si terrible mais pourtant! On avait bien commencé à sentir qu’on se faisait avoir par-ci par-là au niveau des prix.

Arrivés a Phong Nha, la guesthouse où l’on avait prévu d’aller est pleine. On apprend que c’est la semaine de vacances des Viets et que pour se loger ça va être compliqué. Effectivement, tous les prix sont multipliés par 3 ou bien on nous refuse tout simplement à la réception (même quand l’hôtel est vide et qu’on nous avait dit oui 10 minutes avant). Une dame nous voit passer devant chez elle et comprenant que l’on cherche un toit, nous fait signe de venir vers elle. Ce qu’elle fait passer pour un hôtel est en fait une maison de passe-karaoké! Oui oui tu peux louer une piaule avec un lecteur DVD et un micro! La chambre qu’on nous propose n’a probablement pas été lavée depuis 2 mois au vu de la quantité d’insectes morts sur la couche de poussière du meubles tv, il y a des tâches et des cheveux dans le lit et les couvertures puent la pisse. On a pas 50 solutions, on prend la chambre (en laissant les couvertures dans un coin) et on y reste le moins de temps possible! Cet arrêt est donc rapide mais néanmoins très beau! Des caves monumentales, un magnifique parc naturel, une belle petite rivière.. Après tant d’aventures on avait bien besoin de retrouver un peu de nature! On fait de la descente en tyrolienne et je me retrouve à me baigner au fond d’une cave où les murs dégoulinent d’argile. Je plonge la tête la première dans mon bain de boue. Je ne vois plus rien mais ça fait du bien d’avoir 5 ans.

Après cet épisode, nos galères ne sont pas finies. A présent la moto nous lâche toutes les 200 bornes. On arrive à quitter Phong Nha mais sur la route vers le nord, elle nous refait un coup de mou et nous plante au beau milieu de nulle part. On la pousse jusqu’à tomber sur un garage qui fait pire que mieux et qui nous pète le démarreur puis jusqu’à un deuxième. C’est encore le matin. On espère repartir vite. Le gars bidouille, bidouille 2, 3, 4 bécanes de Viets qui repartent aussitôt puis rebidouille encore la nôtre jusqu’à la tombée de la nuit où il nous annonce qu’il lui faut une pièce mais que le magasin vient de fermer… On est un peu sur le cul. On lui dit qu’il n’y a rien autour de nous pour dormir et qu’on a vraiment pas envie de dormir dehors… Il nous invite donc gracieusement à passer la nuit chez lui. Notre visa se termine bientôt et il nous reste 3 étapes à faire mais on a pas le choix et on le suit!

Chez notre garagiste ce sera encore une étape bien folklorique! Il parle très peu anglais mais on arrive à se comprendre à peu près. Aurel part chercher quelques bières pour l’apéro, nous ne sommes que 3, sa femme ne boit pas mais à notre grande surprise il sort 4 verres. Aurel en rigolant demande si c’est pour sa petite de 8 ans et effectivement!! Le petit voisin du même âge se ramène et lui aussi est à la bière! On est encore une fois sur le cul mais ce n’est toujours pas fini. Quand sa femme se ramène avec le bébé d’un an et demi la petite fille lui fourre son verre dans les mains et lui aussi y va joyeusement! C’est surréaliste! On boit l’apéro avec les gosses! On ose cela dit pas trop dire grand chose… Notre nuit sera quant a elle aussi mouvementée.. On dort sur des planches de bois surmontées d’une natte en paille dans le salon et des cafards de 4 cm tombent du plafond régulièrement. Quand on soulève la natte on se rend compte qu’ils grouillent en dessous de nous alors on ferme les yeux très fort, on respire et on essaye de ne pas y penser… J’ai du dormir 3h à tout casser.

Le lendemain la moto repart enfin pour quelques kilomètres avant de nous lâcher une nouvelle fois. Cette fois on pète un plomb. On essaye de la refourguer au milieu de nulle part mais le garagiste suivant veut nous en filer 15 dollars… Par bonheur il arrive finalement à nous la redémarrer et on décide, tant qu’elle avance, de filer direct vers Hanoi pour la revendre tout de suite plutôt que d’aller à Ha Long comme on avait prévu.


C’est donc triomphants que nous arrivons à Hanoi! Pleins d’espoirs de la revendre vite. Malheureusement, il y en a une en vente à chaque coin de rue et personne qui n’en a besoin dans l’immédiat. On arrive quand même à la refourguer à un garage revendeur in extremis.
 C’est ainsi que s’achève notre traversée du Vietnam, en Honda Winaz qui porte définitivement bien son nom, après environ 2600 bornes dans les roues!
 Après quelques jours à visiter la capitale nous partons en bus vers la belle baie d’Ha Long.

Ce qui pourrait être un des plus beaux endroits à voir du Vietnam est malheureusement aujourd’hui complètement pourri par le tourisme. Les agences se battent pour te refiler des tours en bateaux à des prix faramineux, il y a des travaux partout, des constructions d’hôtels de luxe de 50 étages qui empêchent de profiter de la vue sur la baie. On passe à travers des arnaques (et parfois pas) chaque jours, plusieurs fois par jours même. On doit se méfier de tout, de tout le monde. C’est assez compliqué à gérer. 

Un exemple tout con venant d’Ha Long : on loue un scooter pour aller visiter les environs par nous même, arrivés dans une petite ville juste au dessus, on a un besoin urgent d’essence alors on cherche, on tourne, on demande à quelqu’un où aller mais il nous répond qu’ici il n’y a pas de station service… On continue, on va vers d’autres personnes, on nous dit la même chose mais que pour 100.000 VND (5 dollars) il ramène deux litres qu’il va chercher lui même (parce qu’ici l’essence est bizarrement plus chère…mmm..). On a pas 50 solutions, on est à deux doigts de tomber en rade donc on accepte en se disant que si c’est vraiment loin, ça peut compenser le prix exorbitant. Le mec revient 3 min après… Je lui dis qu’il se fout de nous mais trop tard il ne veut rien entendre et effectivement on tourne le coin de la rue et la station est la… C’est évidemment des détails mais chaque jour, depuis la moitié nord du pays, ne pas pouvoir baisser sa garde, ça devient pesant…

La baie en elle même reste magnifique à voir. Il faut cela dit pour en profiter, aller faire un tour en bateau au milieu de ces immenses rochers qui se détachent de la brume. On parvient à trouver l’endroit où les prix sont corrects, c’est à dire le port où vont directement les Viets et non les touristes. La demoiselle essaye malgré tout de nous faire pays 6 fois le prix normal prétextant que son bateau est vide et qu’il faut payer le conducteur et l’essence mais nous voyant partir elle se ravise et nous nous retrouvons (pas seuls du tout en fait) au milieu de nulle part dans la baie pendant quelques heures. Là on se relaxe un peu après tant d’histoires à gérer. Pas trop longtemps non plus car le tour qu’on nous a vendu pour 4h n’en fera finalement que 3 dont une demi heure à attendre un couple qui s’est perdu dans une grotte… mais bon…

Nous reprenons dès le lendemain un bus en direction de notre dernière (mais pas la moindre) destination Vietnamienne, Sa Pa! Et cette fois nous ne sommes pas décus! De sublimes vallées parsemées de rizières cultivées en terrasses et des communautés de minorités ethniques adorables, qui semblent venir d’un autre âge. Les femmes Hmongs nous accompagneront pas mal durant ce séjour, elles sont partout, de la sortie du bus jusqu’à notre départ, parfois un peu pressantes de leur acheter des choses mais malgré tout très gentilles et assez fascinantes.
Leurs villages sont situés dans les montagnes et les hommes s’occupent de la maison, des champs, parfois même des enfants pendant que les femmes ramènent de l’argent à la maison.

Et puis arrive finalement le moment du départ, un arrêt de quelques heures à Dien Bien Phu avant de traverser la frontière. La dernière fois j’espère qu’on a l’impression d’être du bétail ou de la marchandise. On a malgré tout vécu de belles choses mais on est content de quitter ce pays qui nous aura coûté beaucoup (et pas qu’en argent).

La suite se passe au Laos où nous sommes déjà depuis une dizaine de jours! Rendez-vous bientôt!

 — with Noreal Aurelien in Vang Vieng, Laos



Vam Lang, Mui Ne, Da Lat, Nha Trang, Quy Nhon, Hoi An

Alors voilà! Notre road trip en version deux roues est à présent bien entamé! Après Anh Binh, nous avons pris la direction de Vam Lang afin d’y prendre un bateau jusque Vung Tau et d’éviter de repasser par Saigon. Au final, nous n’avons pas forcément gagné de temps, nous en avons surement même perdu un peu mais nous avons économisé du pneu, de l’essence et une partie de la Highway 1 que nous verrons bien souvent par la suite. 

Arrivés donc à Vam Lang, au port, les gens nous dévisagent, viennent pour essayer de communiquer chacun leurs tours, parfois repartent morts de rire en se disant qu’on doit juste être perdus. On parvient à comprendre que le bateau ne partira pas avant le lendemain matin et qu’il va nous falloir trouver un endroit où dormir. Une dame qui se débrouille un peu en anglais nous dit qu’elle va nous montrer le seul hôtel du coin et nous voilà la suivant pendant bien 10 minutes en moto pendant qu’elle avance sur son vélo, très, très, très lentement. Une moto surplombée de deux touristes suivant un vélo à travers la ville ça éveille la curiosité de tout le monde aussi! 

Au final arrivés devant l’établissement, elle nous dit de la suivre jusque chez elle et qu’elle a un lit pour nous, alors on se dit, pourquoi pas, dormir chez l’habitant? On s’était dit que si l’occasion se présentait on le ferait! Nous repartons pour encore un bout de route jusque dans la campagne. Au milieu des champs, on tombe sur sa maison et effectivement, elle a apparemment l’habitude de dormir par terre et il y a un matelas inutilisé contre un mur dans une autre pièce. Alors elle nous installe! Elle nous montre ses cannes a pêches en bambous pour qu’on l’aide à choper du poisson, mais il n’y a rien qui morde dans son lac, elle nous donne de la canne à sucre à mâchouiller puis elle m’emmène voir ses copines pendant qu’elle dit à Aurel de suivre son mari et récupérer des filets de pêche je ne sais où. 

Le soir, le mari nous sort de la gnôle de riz et nous trinquons avec lui ainsi qu’avec le fils qui est venu nous rendre visite! Ils sortent tous ce qu’ils ont à manger, et nous sommes donc la, tous assis par terre à côté de la grande table qui ne sert définitivement à rien. Le fils veut absolument qu’on échangent nos numéros de téléphone alors qu’on a déjà beaucoup de difficultés à communiquer par les gestes, mais ils nous font bien rire ce soir-là. Le lendemain, nous lui donnons évidemment un peu d’argent pour son hospitalité et nous reprenons tôt la route car notre bateau nous attend. 

Quand on arrive au port, on se demande comment ils vont bien pouvoir foutre la moto dessus, mais apparemment leur passerelle de 20 cm de largeur leur suffit! Pas de souci! Le trajet commence calmement, les gens sont tous allongés, ils nous regardent au début avec de grands yeux encore, mais on s’adapte plutôt bien! A partir de la moitié du périple, d’énormes vagues nous font tanguer, on s’en prend plein la gueule, une jeune fille se met a vomir, une mamie vient s’assoir a côté de moi, je pense qu’elle ne se sent pas bien non plus, ou qu’elle a peur. Bref, on se demande si on va arriver entiers, puis finalement oui! Après le chaos on arrive à Vung Tau, sains et saufs. On redescend la moto qui a déjà bien rouillé et on part vers Mui Ne! 

C’est en arrivant que l’on découvre pour la première fois sur les côtes Vietnamiennes… La Russie…
Tout est écrit en russe! Des noms des hôtels jusqu’aux menus des restos, des gens nous abordent en russe dans la rue! On se trouve un super hôtel russe avec piscine spa et compagnie pour que dalle! Immense et vide! C’est un peu désarmant! La ville en elle même est plutôt jolie, même si les plages sont squattées par des hôtels. En tout cas, elle a de chouettes spots à visiter : des dunes blanches, des dunes rouges qui nous donnent l’impression d’être bien loin du Vietnam encore une fois, et puis la sources aux fées avec ses paysages magnifiques! Celle-ci porte bien son nom!
Les photos parleront mieux à ce sujet!

Nous y restons quelques jours, et partons vers Da Lat, une grosse et jolie ville dans les montagnes, et la région où l’on fait le vin vietnamien! Nous visitons sa gare art déco, sa magnifique crazy guesthouse qui a été élue l’un des 10 bâtiments les plus bizarres du monde! Et nous comprenons vite pourquoi! Complètement surréaliste!! Nous nous baignons sous des cascades en dehors de la ville, nous visitons un joli jardin zen après avoir pris le téléphérique qui part du centre.
La bas le temps est plus capricieux que ce qu’on a eu l’occasion de voir avant et nous sortons pour la première fois les ponchos en plastique. Sous la drache! Après avoir réparé la moto qui buggait (encore) nous remontons encore plus haut mais de retour vers la mer. 

Nha Trang, de retour en russie encore une fois, ils ont du prendre le contrôle des cotes petit à petit. Nha Trang donc pour une semaine d’arrêt cette fois, car on doit pour la énième fois faire réparer la moto, ainsi que déjà faire prolonger nos visas. Déjà un mois au Vietnam! Aurel mixe une fois sur la plage, dans un gros complexe luxueux, une autre fois dans un petit bar. La ville n’est pas plus intéressante que ça, trop grosse je pense. Ou alors on ne prend pas le temps de chercher à l’apprécier. Par contre, je tombe sur une galerie tenue par un photographe local où il vend ses clichés et c’est un vrai coup de coeur! Des noirs et blancs magnifiques! Il me dit que si je reviens peut être dans un an il m’aidera et me donnera des tuyaux! 

La suite c’est Life’s a Beach! Juste en dessous de Quy Nhon. Une petite communauté dans un minuscule village perdu en bord de mer. On y dort dans une maison dans les arbres, c’est génial! On mange tous ensemble le soir avec le bruit des vagues dans les oreilles. C’est en arrivant ici qu’Aurel s’est pris une vache en moto! Heureusement il n’a rien, la vache non plus (elle était vraiment vraiment énorme apparemment) par contre la moto a l’avant défoncé donc retour garage pour je ne sais combien de temps! Et surtout repos pour lui qui va avoir des séquelles dans les quelques jours à venir… 

Nouvelle étape! Hoi An! Jolie ville aux influences japonaises. De nombreuses très vieilles maisons à visiter, en bois spécial pour les bateaux afin qu’elles résistent aux inondations annuelles. C’est la ville des tailleurs! Tout le monde veut nous tailler des fringues, en soie la plupart du temps. On nous a montré un panier avec des vers à soie tranquillement en train de faire leur boulot, et expliqué comment avoir une soie grossière ou de plus en plus fine, selon le nombre de fois ou elle est bouillie.
La vieille ville est très jolie mais malheureusement transformée en parc à touristes. On paye à l’entrée de celle-ci un forfait pour faire 5 visites différentes de temples ou maison ancienne et ce n’est ni plus ni moins que des boutiques. Tout le monde a quelque chose à vendre. Même dans ce qu’on nous vend comme des musées. Le soir, les gens, les gamins sortent au bord de la rivière pour vendre des bougies et les gens s’ameutent autour d’une toute petite place pour jouer à un espèce de bingo sur fond de chants (japonais?) live. 

 Nous visitons aussi de magnifiques temples dans les grottes de la Marble Mountain à quelques kilomètres de la ville. Certains sont à peine éclairés avec des puits de lumière naturelle qui perce à travers la roche. Pour avoir suivi un gars tout en haut d’une grotte très très étroite à l’aide d’échelles, presque dans le noir, Bouddha m’a offert une bouteille d’eau, apparement. C’est cool de sa part! En général c’est eux qui offrent tout et n’importe quoi en offrande (enfin en attendant que les liquides s’évaporent et que les chiens bouffent ce qu’ils peuvent choper) de l’alcool, des clopes parfois.. On sait jamais! 

 Aujourd’hui, nous sommes à Hué, ancienne capitale impériale! Il a fait un temps pourri, la moto nous a encore lâché donc on a pas encore pu voir grand chose mais on ne devrait plus tarder à mettre le nez dehors pour voir comment ça s’annonce! 

 — with Noreal Aurelien in Hué, Vietnam



Saigon, Cai Be, Vinh Long, Anh Binh

Xin chao! 


Ces deux mois entre Kep et Kampot sont passés à une vitesse folle! Entre le taf à la Kepmandou et à la Tiki guesthouse ainsi que les fantastiques nouveaux amis qu’on s’est faits, on a un peu mis sur pause notre trip touristique à proprement parler pour découvrir ce que ça faisait de vraiment vivre au Cambodge. C’est un endroit où on a laissé un peu de nous-même je pense… (Et une partie de nos bagages accessoirement) 


Depuis la semaine dernière nous avons mis les voiles pour notre destination suivante, le Vietnam. Mon grand-père y ayant passé une partie de sa vie et y ayant conçu ma tante mi-vietnamienne, c’est un pays qui me tient particulièrement à cœur et nous avons décidé de le parcourir à fond par nos propres moyens. Pour ce faire, nous avons acheté une petite Honda Win à Saigon afin de remonter à notre rythme jusque Hanoï. 


On nous avait dit que les Vietnamiens étaient plus grande gueule ou plutôt moins discrets que les Cambodgiens et Thaïlandais, au final on découvre surtout une population très très gentille, beaucoup moins timide et bien plus avenante que les gens qu’on a pu rencontrer jusque-là. Tout le monde est absolument adorable, très concernés, je dirais même aux petits soins avec nous, même dans la rue! Les gens nous interpellent juste pour discuter ou nous aider! 


A Saigon, j’ai à mon tour aidé une étudiante à corriger son devoir de français dans un Family Mart! Deux fois! Je l’ai revue le lendemain et lui ai conseillé des films à regarder en français. Pendant ce temps-là, Aurel aidait le garagiste qui transforme sa boutique en salon de thé à partir de 19h, à réparer notre moto, les mains dans le cambouis! J’ai aussi repeint ses petites étoiles et lui ai fait 2 lignes en noir sur le réservoir. (à la moto pas Aurel) 


Nous avons pu visiter l’horreur du musée de la guerre. Tout est à couper le souffle. Presque tout un étage est dédié aux photographes morts durant la guerre du Vietnam (dont Capa). Un autre est consacré aux victimes de l’agent orange et des armes chimiques. Encore aujourd’hui, presque 3 générations plus tard, des enfants naissent sans bras, sans jambe ou encore avec la tête déformée… Cet endroit nous a retourné le bide mais c’est important à connaître. 


Nous avons aussi vu le palais de la réunification, lieu de vie et de réunion pour le président durant la guerre. 
Quand on est entré dans le parc, on est tombé sur le salon de l’étudiant vietnamien, on a eu peur d’avoir payé l’entrée juste pour ça… Finalement, il y avait plein de choses à voir la-dedans! La cathédrale de la ville était fermée et on venait de visiter la poste alors ça aurait été une journée pourrie sinon!

Comme certains l’ont déjà lu, le lendemain soir, un conducteur de scooter sur-cocaïné a confondu frein et accélérateur et m’a foncé dans les jambes alors que je marchais sur le trottoir. Rien de bien grave mais du mal à marcher depuis des jours. La ville avec le plus de scooters au monde m’aura laissé un beau souvenir! 


Après ça nous avons décidé de mettre les voiles! Nous sommes donc partis avec notre belle moto (La Winaz) vers le delta du Mékong. Nous voulions voir le marché flottant de Cai Be, nous sommes tombés sur 3 bateaux sur lesquels nous avons mangé des fruits et à défaut de gros marché, une jolie demoiselle nous a emmenés sur sa pagode dans la mangrove! Une famille de Cai Be nous a offert le thé et des bananes, attablés avec eux dans leur salon. Les locaux sont vraiment adorables avec nous! Et sans rien nous vendre! 


Nous avons ensuite repris la route vers Vinh Long. Toute petite ville sympa au bord du Mékong sauf que personne ne parle anglais. Heureusement la jeune fille au devoir de français m’a écrit “je ne mange pas de viande” en Viet, mais même avec ça la compréhension est difficile. Quand on demande un thé quelque part on nous dit “oui oui”… Puis ils se réunissent à 3 ou 4 et reviennent 10 min après avec un papier où il est écrit “Hot Tea?” 


L’étape suivante est juste de l’autre côté de la rive, Anh Binh. C’est une petite île du Mékong avec des canaux bordés de mangrove et des palétuviers partout. Une grande famille vient de nous accueillir dans leur guesthouse pour deux jours. Après la ville c’est vraiment détendant! Pis je me remets tranquilou de mes blessures de guerre… 


Demain matin on reprend la route! 
Cette fois on commence à monter un peu, direction la plage!

A bientôt! 


— with Noreal Aurelien at Anh Binh, Vietnam


Pour un meilleur point de vue sur deux textes capturés au musée de la guerre: 


TRAN THI HOAN’S LETTER - AGENT ORANGE VICITIM TO US PRESIDENT BARACK OBAMA.


“Dear President Barack Obama!



My name is Trần Thị Hoan, 23, born in Đức Linh District, Bình Thuận
Province, Việt Nam. I am a second generation victim of Agent Orange, one
among the plaintiffs, representing millions of Agent Orange victims, in
a lawsuit against 37 U.S. chemical manufacturers in the U.S. Federal
Court, two richest of which are Dow and Monsanto. They manufactured
deadly defoliants sprayed in the Vietnam
wars containing dioxin—it has not only killed living people during the
war, but gradually kills their children generations, like me, and goes
on to kill the next ones. It damages my country and other nations beyond
imagination.

I have read your letter to your beloved
daughters, especially this excerpt: “These are the things I want for
you—to grow up in a world with no limits on your dreams and no
achievements beyond your reach, and to grow into compassionate,
committed women who will help build that world. And I want every child
to have the same chances to learn and dream and grow and thrive that you
girls have. That’s why I’ve taken our family on this great adventure.” I
was deeply moved by the love you have for your daughters and the dreams
you have for children of other countries, and I dream that certainly
you meant also for Vietnam. I dream that when you were on the campaign
trail, and when you were writing those lines, you had some ideas about
Agent Orange and its devastating effects on human and environment. I
dream when you wrote “And I want every child to have the same chances to
learn and dream and grow and thrive that you girls have” you were
actually thinking about innocent children slowly killed by dioxin, and
their sufferings, their education in a very poor country like Vietnam
will be the same as your daughters in the U.S. I dream you had in mind
what to do to help every child to have the same chances to learn and to
dream and grow and thrive like your daughters’.

May I say
something about myself: when I was in junior high school, I studied hard
to become a doctor to help people in my home town because they were so
poor. But this dream was taken from me. I was suggested in college not
to follow medicine because I was born with no legs and no left hand. My
parents were consumed with grief when I was born and when I started
school. I was suggested not to dream about raising a family for fear
that my children would be born deformed like me, and the poison might
even take their lives. You may have guessed from my personal story, one
among three million victim stories, what happen to other parents victims
of Agent Orange.

You are a father of two beautiful daughters,
and you know how parents love their children. As you might have known,
the U.S. Vietnam veterans, sick from Agent Orange, have gotten
remediation for their illnesses, but their children have not. How do
their children live a decent life like your daughters? In the case of my
poor country, veterans of the U.S. war and their children and
grandchildren have not received any justice from the U.S. courts: they
refused to hear our case against the U.S. chemical companies without
explanations. This denial of justice may have rendered void your dream
for every child to have the same chances to learn and dream and grow and
thrive. When I toured the U.S. cities last October, I found the
American people deeply concerned about the problems of Agent Orange,
including lawyers. I was totally disappointed with the U.S. Supreme
Court running away from this question of justice.

I understand
that you are very busy with the urgent matters that face your country, I
hope that you would consider the poison from Agent Orange and the lives
of its victims with as much a matter of urgency because what they mean
to the future of humanity. I hope that you, a symbol of hope not only
for the United States, but also for the world, a father who love his
children dearly, and a man of humanity, spare a little time to resolve
this forgotten problem.


Thank you!
Trần Thị Hoan”


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THE DEATH OF ROBERT CAPA

He said: “This is going to be a beautiful story”


… On his Delta tour Capa had got the idea of a picture to be entitled
“Bitter Rice”. His plan was to dramatize the contrast of tanks next to
peasants working in the paddies, of men dying in the struggle for the
rice harvest.
The sun beat down fiercely…
Capa was exquisitely bored and climbed up on the road, saying, “I am going up the road a little bit…”. This was about 2:50 pm.
At 2:55 the earth shook from a heavy explosion.
… I was making notes on this when a helmeted soldier arrived…
Without a trace of emotion the lieutenant said, “Le photographe est mort”. I understood the words but it didn’t register.
… I jumped up and ran with the soldier down the ditch.
… At the foot of the dike across the V formed by the bending road Capa lay on his back…

One camera was clutched in his left hand. I began calling his name. The
second or third time his lips moved slightly like those of a man
disturbed in sleep. That was his last movement. It was 3:10 pm.
The doctor asked, “Is this the first Amercain correspondent killed in
Indochina?” I said yes. He said, “It’s a harsh way for America to
learn”.

(John Mecklin, Time- LIFE correspondent who accompanied Robert Capa on his last assignment)



Koh Lanta, Tonsai, Phuket, Siem Reap

Sosadai!

Ça fait pas mal de temps qu’on ne vous avait pas donné de news! Après notre dernier message, nous avons quitté la plage de Klong Nin pour rejoindre la Hutyee Boat guesthouse. De beaux bungalows en bois au milieu de la végétation, tenus par une famille musulmane et ce dans une ambiance exceptionnellement chaleureuse, avec des chats et des enfants qui courent dans tous les sens. Ils nous ont invité a leur table a plusieurs reprises et nous on proposé d’utiliser leur cuisine. Ils ont été fascinés de voir Aurel s’y coller le premier, à se relayer chacun leur tour pour voir ce qu’il faisait. Ils lui ont même demandé si il avait un resto en France tellement ça leur paraissait incroyable de voir, non seulement des touristes, mais en plus un homme derrière les fourneaux! Ca leur a paru tout aussi incroyable de nous voir faire la vaisselle nous même. Ils pensaient que les occidentaux avaient tous des domestiques chez eux!

Après que deux amis d’Aurel nous aient rejoint, nous sommes partis pour une petite excursion “snorkeling” sur les iles alentours, tous les 4 armés de nos masques et tubas. J’aurais aimé avoir un appareil sous-marin pour le coup! Au moins pour photographier cet espèce de corail en forme de cerveau géant ou ces champignons bleus pétants qui s’ouvraient et se refermaient sur les poissons! 
L’aventure s’est terminée dans une crique paradisiaque, accessible en passant sous une grotte, et tout ça sous une pluie torrentielle et chaude! On se serait crus dans une pub Ushuaia! Magnifique mais trop humide pour l’appareil tout ça! Le retour anticipé sur la terre ferme aura quant a lui été un peu chaotique! Les conducteurs s’y sont mis à deux pour tenir la barre et on a mis deux fois plus de temps que prévu mais ils ont bien géré! (Heureusement, et puis c’est leur boulot j’ai envie de dire, mais ils sont pas toujours très pro alors quand quelque chose est bien géré ici, on le relève facilement ;) )

Nous avons quand même fini par quitter Koh Lanta pour retrouver la côte. Nos aventures nous ont amené sur la plage de Tonsai, accessible uniquement en bateau et très appréciée des grimpeurs! L’endroit est petit et peu fréquenté, sans distributeur d’argent et avec de l’électricité seulement a certaines heures! Après mure réflexion on a choisi de ne pas louer de matos d’escalade (un peu hors budget) et de louer pour notre part un canoë. Très utile pour aller visiter les environs (et accessoirement pour retirer de l’argent aussi sur la plage d’à coté). Des paysages superbes dont on a profité durant 2 ou 3 jours et puis on a décidé de reprendre le large vers Phuket.

Sur ce trajet en bateau, nous faisons connaissance avec un couple de français et leur fille. On décide de continuer la route avec eux vers Patong et le bar de Seth Gecko. Ce dernier est très professionnel et a l’opposée de l’image qu’il renvoit, et dans tous les cas on s’est bien marré! Phuket est une ville très particulière, bouillonnante comme les capitales, toujours éveillée. C’est très sympa de pouvoir faire son marché la nuit mais beaucoup de prostitution à tout les coins de rue et beaucoup de cons d’occidentaux qui viennent, eux aussi faire leur marché… Les grandes villes ici sont souvent comme ça, mais on le ressent et on le voit dans certaines beaucoup plus que dans d’autres.

Après avoir été assommés par les nouvelles venues de France en ce début janvier, et après avoir passé des heures et des heures sur les sites de news afin de comprendre ce qu’il se tramait, nous avons quitté Phuket pour remonter vers Bangkok puis partir vers notre nouvelle destination : le Cambodge.

Nos trois nouveaux amis ont quant à eux décidé de nous suivre!
La première destination sera Siem Reap et les temples d’Angkor! Dans un voyage encore une fois folklorique! A l’arrivée, notre guesthouse est pleine donc on nous surclasse dans un gros hôtel avec piscine et compagnie! Ce qui n’a pas été de refus parce que, concrètement, à Siem Reap, quand t’as vu Angkor, t’as tout fait. Et comme ça te coute 20 balles la journée, on s’en est faite une seule bien remplie, de 5h du matin à 17h30 avec lever et coucher de soleil. On reviendra dans quelques temps finir ce qu’on a pas eu le temps de voir.

En attendant, nous sommes descendus en bus-couchette (qui ressemblait plutôt à une bétaillère et dans lequel on a crevé une fois ou deux, quand même..), vers le sud, la plage, Kep et Kampot, trouver et retrouver des copains français, et puis le temps de bosser un peu et filer des coups de mains! La Kepmandou et la Tiki nous ont déjà adoptés pour les semaines a venir! C’est surement les endroits ou on est le plus chez nous depuis qu’on a décollé du sol français!

Sur ce gros pavé, je vous laisse pour quelques temps! ;)
 

Love Peace Unity

— with Noreal Aurelien at Kep, Cambodia


Koh Lanta

Sa wad dee kah!

Nous revoilà, toujours sur Koh Lanta depuis une semaine! 
Aujourd’hui c’est grisâtre, hier ça flottait fort, avant hier on avait un soleil de plomb et 30 degrés à l’ombre! C’est plutôt.. variable. 
En attendant mieux et quand on en a marre de la flotte, on squatte nos hamacs, sous notre toit en feuilles de bananiers.

On crèche dans une petite guesthouse de rastafarais, avec terrasse commune sur la plage de Klong Nin et pieds dans le sable! Notre douche, c’est un baril de flotte et un bol! Un bon gros retour aux sources!

On a eu l’occas’ de descendre dans le parc national à la pointe sud de l’île, de traverser la jungle et sa chaleur très très très humide, et de faire connaissance avec des singes! Aurel a essayé de faire copain copain le premier jour, mais le premier a montré les dents d’une manière plutôt aggressive, ça nous a mis au parfum! Ils sont en fait obsédés par la bouffe! Dès qu’il y en a un dans le coin et qu’on sort un sachet ou un nem, même si on a mis 15 min à les semer ils réapparaissent par 3 ou 4 comme par magie! Et ils nous attaquent… Sympa! Du coup dans la réserve naturelle, on était tellement flippés qu’on est partis manger tout en haut d’une colline surplombée d’un phare. On les voyait s’attaquer aux coffres des scooters pour y voler des trucs, ils chopent ce qui traine dans les mains et les poches! Aucune pitié!

Nous avons fait la connaissance d’un vieux thaï à tête d’indien que certains appellent le Don Corleone de l’île. Il possède un bar sur la même plage que nous et Aurel a pu y mixer un soir déjà!

Le soir, on voit des enfants chercher des Bernard Lhermite (ne pas confondre avec l’acteur!) dans le sable, ils en remplissent des sachets et des chapeaux pour faire des courses à la lumière de la bougie. J’en ai fait quelques photos d’ailleurs.

Aujourd’hui c’est le 24, on entend des chants de Noël partout sur la plage, c’est assez surréaliste! On voit quelques sapins qui pointent leurs nez à droite à gauche au milieu des crabes. Demain soir on mange chez notre nouveau pote, l’indien Otto, au bord de la flotte, et il organise peut être une petite soirée pour l’anniversaire d’Aurel ce soir!
J’en profite pour vous souhaiter à tous un Joyeux Noël! Passez de bonnes fetes! <3

— with Noreal Aurelien at Koh Lanta, Thailand.


Bangkok, Krabi

Après avoir traversé Bangkok une fois ou deux, en tuk tuk, en bus, à pieds, en métro, en taxi, en bateau et re en bus mais surtout à pieds! Après avoir rencontré ou retrouvé des français et bu plein de coups avec, trouvé une belle nouvelle guesthouse remplie de hippies sur la rive du Chao Phraya, entendu une floppée de chansons clichées toutes jouées sur le même accord.. Après avoir assisté a des fiançailles traditionnelles thaï chez la maman de la future mariée, après avoir vomi dans un taxi au milieu du traffic… Notre mission Bangkok étant enfin accomplie, nous voilà enfin sur la route des îles paradisiaques et de notre seconde destination : Koh Lanta!


Il est 11h du matin, l’aventure a démarré hier soir à 18h en scooter, en bus, en minibus… avec l’impression que ça ne s’arrêterait jamais… Ou plutôt si.. des arrêts interminables dans des checkpoints à attendre que les chauffeurs aient fini de pisser dans un tube à essai. On est même partis en mission à 4 pour chopper à bouffer. Des flics nous ont gracieusement offert une assiette chacun dont on a pu profiter qu’une minute et demi…

Après une heure et quart d’attente, on a du abandonner deux chauffeurs sur trois pour les récupérer une heure plus tard… (?) Ces derniers ont du bien se marrer avec leurs réveils incessants, toute la nuit, pour nous demander d’écrire nos identités, de ne pas laisser les sacs dans les compartiments prévus à cet effet, ne pas dormir dans l’allée centrale, changer de moyen de locomotion… Bref nous sommes à Krabi, enfin… étiquetés comme des bagages. Nous nous apprêtons à embarquer pour l’île dans une heure! Vivement la plage pour retrouver notre bungalow sur le sable et enfin dormir un peu! On vous embrasse fort fort!

— with Noreal Aurelien in Krabi, Thailand.


Bangkok

Nous voila sur le continent asiatique depuis 4 jours!
 Comme on s’en doutait, le climat est un peu difficile à appréhender. Il fait très très chaud et humide et ma crève-de-la-clim-de-l’avion ayant du mal à me quitter, je dors 4-5h par nuit. Au moins ça m’a laissé un poil de temps pour les photos et écrire un peu. A 6h impossible de refermer l’œil chaque matin depuis notre arrivée!
 Ou bien serait-ce un jetlag inversé? On s’est planté! Notre horloge interne marche à l’américaine!
 Ou peut-être la moiteur mélangée aux bruits des drôles d’oiseaux et des singes dehors (?! Je crois en tout cas.. ça ressemble au cri des gibons. C’est le moment d’aller googler ça) ou encore ce type qui chante ce qui me fait penser aux appels à la prière du bled dans toute la ville, et ce jour et nuit!

Quoi qu’il en soit, c’est plein les oreilles et plein les mirettes qu’on en prend! Les gens sont tantôt très souriants et serviables au point que c’en est gênant cette impression qu’ils se sentent redevables de quoi que ce soit. Mais du coup dès qu’ils sourient pas (si si ça arrive même dans le pays du sourire) on sait pas trop si on les dérange ou pas. 


On ne sait pas vraiment ce qu’on bouffe pour l’instant. D’une manière générale c’est très bon mais on se contente de “no meat? Ok!” 


Rectification de dernière minute : les odeurs de sauces sucrées commencent déjà à me sortir par les yeux, faut absolument que je me trouve du curry et j’ai même repéré des frites! On avait pas capté que depuis le début derrière notre rue il y avait le coin a touristes! Plutôt utile pour faire la transition et éviter le changement trop radical au niveau des goûts. (salauds de touristes qu’on est.. ouais vous pouvez le dire! Mais j’ai l’impression que leurs plats sans viande c’est souvent les mêmes qui reviennent)

A part ça on a eu la chance d’arriver la veille de l’anniversaire du roi! D’où les habitants absolument tous habillés en jaune sur nos photos! (on s’est demandé si c’était par tradition, par respect, ou obligation d’ailleurs!) et on a pu visiter gratos les magnifiques temples, mené par un tuk tuk à droite à gauche dans la ville!
 Voila pour la première salve de news! 
En bref on s’acclimate petit a petit et dans tous les cas on est très heureux d’être là! ;)

— with Noreal Aurelien in Bangkok,Thailand.

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